Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

COUCOU ME REVOILOU !

COUCOU ME REVOILOU !

"On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans"et Miss Parki qui compte 17 printemps n’a pas fait mentir le poète. Dans la nuit du 16 au 17août, elle a piqué une si grosse colère qu’il a fallu m’hospitaliser.

De mon séjour aux urgences puis en médecine, où je suis pourtant restée jusqu’au 21, je ne conserve aucun souvenir car je me trouvais alors dans un état semi-comateux. Je sais seulement qu’on s’est fort bien occupé de moi.

Le 21 donc, on m’a transférée dans un autre service dit "soins de suite" et là je me suis réjouie d’avoir recouvré mes esprits et de n’être plus dépendante car la vie à l’hôpital n’a rien –mais est-ce bien utile de le préciser- d’une partie de plaisir.

Si le personnel de nuit est en général dévoué et à l’écoute, il en va tout autrement la journée. En fait, cela dépend des équipes car quand certaines de ces dames sont en pause café ou cigarette, on peut toujours sonner personne ne vient et rien n’est plus déchirant que ces cris voire ces pleurs qui parfois trouent l’espace.

Pour ma part et, ce, jusqu’à ce qu’on m’autorise à gérer mon traitement seule j’ai beaucoup souffert des distributions de médicaments aléatoires et mon organisme qui, depuis plus de dix ans est "médicamenté" toues les trois heures m’a fait vivre des états de manque fort désagréables.

Heureusement, j’avais une voisine de lit charmante avec qui je pouvais échanger, des jeux (jeux de lettres, sudoku, points par points, rummykub … et mon téléphone !

On n’imagine pas combien c’est important de pouvoir communiquer avec la famille et les amis surtout quand on en est trop éloigné pour espérer leur visite.

Des visites, j’en ai eu : mon mari tous les jours, des voisins, des membres de notre association de gourmets … mais ce qui m’a le plus manqué c’est mon ordinateur et tous ces amis virtuels avec qui je partageais au quotidien réflexions, vidéos et photos.

Oui, vous tous qui me faites l’amitié de me suivre, comme on dit de nos jours, vous m’avez manqué.

Votre fidélité et vos témoignages de sympathie m’ont touchée plus que je ne saurais dire et je suis ravie –que dis-je, enchantée- de vous retrouver, de renouer avec vous aujourd’hui .